Comment hiverner un spa ou un jacuzzi ? Le guide complet pas à pas
Hiverner un spa, c’est traiter l’eau, vidanger, purger les circuits et choisir actif ou passif.
- Spa Clean 24 à 48 h avant la vidange.
- Chlore choc 15 g/m³, puis laisser agir 24 heures.
- Souffler chaque buse 30 secondes et le blower.
- Ajouter de l’antigel dans les buses résiduelles.
- Hivernage actif : eau conservée à 10 °C.
- Hivernage passif : vidange complète de la cuve.
Comment hiverner un spa étape par étape : la procédure complète
Préparer le spa avant la vidange (nettoyage et chlore choc)
Avant toute chose, un nettoyage en profondeur s’impose pour évacuer les résidus et éviter que l’eau stagnante ne laisse des dépôts dans la cuve pendant l’hiver. Cette étape conditionne la propreté de votre spa au printemps.
- Spa Clean 24 à 48 h avant : nettoyant canalisations pour dissoudre biofilm et tartre
- Chlore choc 15 g/m³ : dosage à verser directement dans l’eau
- Laisser agir 24 heures : temps d’action nécessaire avant vidange
- Couper l’alimentation électrique : sécurité obligatoire sur disjoncteur dédié
Vidanger, purger et souffler la tuyauterie
Une fois l’eau traitée et l’alimentation coupée, place à l’évacuation. Deux méthodes s’offrent à vous selon l’équipement disponible. L’écoulement par gravité demande 1 à 2 heures, tandis qu’une pompe vide-cave (de 30 à 80 €, débit 5 000 à 10 000 L/h, puissance 250 à 550 W) réduit l’opération à 15 à 30 minutes. Pour un spa de 800 à 1 500 litres, le gain de temps est réel.
La vidange seule ne suffit pas : l’eau résiduelle dans les buses et le blower gèle et fissure le PVC. Il faut donc souffler chaque circuit consciencieusement.
- Vidange gravité 1 à 2 heures : solution simple sans matériel
- Pompe vide-cave 15 à 30 minutes : évacuation rapide et complète
- Souffler chaque buse 30 secondes : pulsation d’air par jet pour chasser l’eau
- Évacuer le blower 30 secondes : fonctionnement à vide pour purger le circuit d’air
- Ajouter antigel buses résiduelles : protection contre le gel des dernières gouttes
- Compter 4 à 6 heures au total : durée complète pour un spa rigide
Hivernage actif ou passif : quelle différence et comment choisir ?

| Critère | Hivernage actif | Hivernage passif |
|---|---|---|
| Eau dans la cuve | Conservée toute la saison | Vidange complète |
| Température de consigne | 10 °C (12 °C maximum) | Hors gel, aucune |
| Filtration quotidienne | 2 fois 1 heure par jour | Arrêt total |
| pH cible | 7,4 (plage 7,2 à 7,4) | Non applicable |
| Votre région | Gel rare (Côte d’Azur, Atlantique) | Gel fort (Alsace, Nord, altitude) |
| Risque principal | Coupure électrique en gel | Eau résiduelle gelée, PVC fissuré |
Comment trancher selon votre climat
La règle est simple : si le gel nocturne descend sous 4 °C plusieurs nuits d’affilée dans votre région, l’hivernage passif s’impose. En dessous de ce seuil, l’eau résiduelle piégée dans les buses, le réchauffeur ou les canalisations gèle, se dilate et fissure le PVC, les joints et la cuve. Reparer une coque fissurée coûte souvent plus cher que plusieurs hivers de traitement actif.
À l’inverse, si vous habitez un secteur où les nuits restent douces, l’hivernage actif est plus confortable : l’eau reste en place, maintenue à 10 °C, avec une filtration réduite à 2 fois 1 heure par jour. Vous conservez ainsi la possibilité de relancer votre spa rapidement pour un usage occasionnel, le temps de chauffer l’eau jusqu’à la température de confort, sans repasser par un remplissage complet de 800 à 1 500 litres.
Ce qui change vraiment au quotidien
En hivernage actif, vous surveillez le pH entre 7,2 et 7,4 et vous gardez un œil sur la météo : une panne de courant par grand froid peut faire chuter la température sous le point critique en quelques heures. C’est le seul vrai point de vigilance.
En hivernage passif, la contrainte est concentrée sur une seule journée : vidange, purge, soufflage, antigel. Ensuite, plus rien à faire jusqu’au printemps. C’est la méthode la plus sûre pour les spas rigides exposés à un hiver marqué, à condition de respecter scrupuleusement chaque étape de la procédure de vidange et de purge.
Comment hiverner un spa gonflable ?
Un spa gonflable demande un hivernage plus rapide qu’un modèle rigide, mais aussi plus minutieux : son liner en PVC craint autant le gel que les manipulations brusques. Comptez 3 à 4 heures pour l’ensemble de l’opération, ce qui en fait une tâche largement réalisable sur un week-end.
Le rangement dès octobre reste la stratégie la plus sûre. Attendre les premières gelées expose inutilement la structure et la filtration à des températures négatives.
- Vidange environ 1 heure : branchez la vidange sur un point bas et laissez l’eau s’écouler entièrement. Profitez-en pour rincer l’intérieur de la cuve à l’eau claire.
- Nettoyage et séchage 1 heure : brossez le liner avec un produit doux, puis laissez sécher à l’air libre, à l’ombre, sans jamais accélérer avec un appareil chauffant (sèche-cheveux, soufflant), qui déforme le PVC.
- Dégonflage et pliage 1 à 2 heures : ouvrez les valves, chassez l’air résiduel, pliez la toile sans créer de plis marqués, puis rangez dans un endroit sec, à l’abri du gel et des rongeurs.
- Housse de protection obligatoire : même rangé, le spa doit rester couvert pour éviter poussière, humidité et insectes.
Un spa gonflable laissé dehors tout l’hiver cumule les risques : surconsommation électrique si le chauffage tourne en continu, et surtout gel de la structure ou du bloc de filtration, qui peut fissurer le liner et rendre l’ensemble inutilisable.
Bien hiverné, votre spa gonflable retrouvera sa place au printemps sans mauvaise surprise. Pour les modèles rigides, la procédure diffère : voir la section dédiée à l’hivernage étape par étape.
Couverture, bâche ou housse : que choisir pour l’hiver ?
Si vous optez pour un hivernage actif, votre spa reste rempli et vous continuerez à l’utiliser de temps en temps. La couverture isotherme est alors indispensable : elle limite la déperdition de chaleur et maintient l’eau entre 10 °C et 12 °C pendant les périodes creuses. Une couverture en vinyle de marine résiste jusqu’à -20 °C, un atout réel pour les hivers rigoureux.
En hivernage passif, la cuve est vidée : la couverture isotherme ne sert plus à rien. On lui préfère une bâche ou une housse, qui empêche feuilles et poussières de s’accumuler dans la cuve vide. Résultat : une eau propre dès le premier remplissage au printemps, sans grand nettoyage.
Quel que soit votre choix, arrimez correctement la protection. Une bâche mal fixée qui retient l’eau de pluie ou la neige peut s’affaisser, peser sur la cuve et devenir dangereuse : un enfant ou un animal peut s’y retrouver piégé.
Quand et pourquoi hiverner son spa ?
Le bon moment se situe en octobre : plus tôt si les premières nuits fraîches arrivent vite, plus tard si l’arrière-saison reste douce. Le seuil à surveiller est le gel nocturne sous 4 °C. C’est là que l’eau résiduelle dans les canalisations commence à représenter un risque réel.
Car le gel est le pire ennemi de votre investissement. En gelant, l’eau se dilate et fissure le PVC, les joints et parfois la cuve elle-même. Une réparation coûte souvent plus cher qu’un hivernage bien mené un spa contient d’ailleurs 800 à 1500 litres d’eau, soit une force de dilatation considérable.
Tout le monde n’est pourtant pas obligé d’hiverner. Si vous utilisez votre spa en continu, aucune mise hors gel n’est nécessaire. Sinon, deux options : la remise en service attendra que les nuits repassent au-dessus de 10 °C, ou vous gardez le spa rempli entre 5 et 10 °C avec une filtration de 4 à 6 heures par jour. Cette solution intermédiaire évite la vidange tout en protégeant du gel.
